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un ami s'enfuit

A l'heure où j'écris cette dernière lettre
je pleure, j'ai le coeur en miette
j'ai pris une décision lourde en conséquence
quand vous lirez ceci je serais sur une potence
j'ai décidé d'en finir comme en lâche
au fond c'est ce que j'ai toujours été il faut que tu le saches
la tristesse depuis longtemps me ravage le coeur
et l'amour et l'amitié n'ont jamais calmé cette douleur
au moins la corde j'en suis sur y arrivera
je vais vous faire du mal je le sais au fond de moi
mais vous pouvez être sur que je vous ai aimé
tout au long de la vie et pendant la mort je continuerai
de vous aimer, aider, surveiller et protéger
un oeil sur vous toujours je garderai
maintenant il faut que je m'en aille non sans un adieu
les amis, la famille un jour on se retrouvera, aux cieux ...

au bout de ma corde j'ai senti mes muscles se raidir
j'ai vu ma vie défiler avec tous vos sourires
la douleur et la tristesse m'avait aveuglés
j'avais oublié tous les bon moments passés
avec vous, tous ceux que je fais pleurer
je regrette ma lâcheté, comment me faire pardonner ?
tout est de ma faute j'aurais dut vous parler
mais j'ai jamais vraiment réussi à me confier
mon geste maintenant je le regrette
vous vous auriez put me faire relever la tête
au lieu de ça je suis resté solitaire
et cette connerie m'a menée six pieds sous terre
on dit que les amis viennent d'eux même dans les mauvais moments
soit c'est faux, soit j'ai jamais eu d'amis au bon moment
j'opterai plus pour la seconde solution ...
mais en disant ça je passerai pour un con
des amis j'en ai eu je le sais
c'est moi qui n'a jamais réussi à leur parler
et aujourd'hui je les fait pleurer
mes problèmes je les ai toujours cachés
la souffrance que je ressentais de mon vivant
aurait put disparaître en perceverant
mais le regret qui maintenant me harcel
est ma nouvelle souffrance et elle sera éternelle ...

la nouvelle de ta mort m'a d'abord choquée
et quand j'ai réalisé des larmes ont coulées
j'ai rien vu venir tout paraissait normal
j'ai même pas vu que tu allais mal
ta douleur, tes soucis tu les as bien cachés
pourtant moi et tant d'autres auriont put t'aider
et si je t'avais dit combien je t'aimais
peut être qu'aujourd'hui tu serais à mes cotés
en train de triper, te confier, rire ou pleurer
c'est la même tu étais mon MA je t'aurais écouté
maintenant je ne sais plus trop quoi dire en fait
là c'est trop l'embrouille dans ma tête
peut être que j'avais capté un truc j'aurais dut t'en parler
derrière tes sourires, je l'avais vu, de la tristesse se cachait
je penser que c'était sans importance mais non
quand je vois où ça t'a mené je me sens con
si au moins tu t'étais senti soutenu parfois
peut être qu'aujourd'hui tu serais encore là
maintenant j'ai pas fini de pleurer c'est sur
aussi sur que de te mettre en terre fut dur
tu incarnais la joie de vivre tu paraissais heureux
en fait c'était tout le contraire tu jouais un jeu
hier tu me parlais d'un futur : paix joie et amour...
mais au fond tu savais que c'était ton dernier jour ...

by ß ¤ £ Ø T H Ø R
un ami s'enfuit
# Posté le lundi 30 octobre 2006 06:18
Modifié le jeudi 28 décembre 2006 08:55

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